mardi 4 août 2015

Réseaux Sociaux.

Ou l'importance de comprendre que l'on n'est pas grand chose.

Vous avez encore posté une superbe photo aujourd'hui et envoyé un tweet plein d'humour à votre personnalité préférée. Hier, le statut qui disait que votre tortue a finalement bien mangé sa salade verte vous paraissait la chose la plus importante à crier au monde entier. Malheureusement, une fois de plus, vous n'avez pas eu le nombre de likes que vous espériez, votre tweet est resté sans réponse et votre tortue n'a même pas appelé un petit commentaire.

Ah!, cette communication facile, ce rapprochement avec tout le monde, cette connexion disponible partout, tout le temps, ces gadgets high-tech qui nous simplifient la vie, ce savoureux mélange de "je suis pas là, mais en fait je suis là", la rencontre avec l'homme/la femme de votre vie de l'autre côté du globe...
Cette magnifique invention que l'on nomme Internet.
Internet, c'est pratique. Quand on veut bien se donner la peine on apprend plein de choses, quand un sujet nous passionne on rencontre plein de gens, quand on cherche quelque chose c'est rapide.

Et puis à côté de tout ça, il y a les Réseaux Sociaux. Facebook, Twitter, Pinterest, Flickr, Google+... et tout autre site de partages. Tous ces réseaux qui  nous permettent d'être en connexion permanente avec des milliers de gens et qui nous donnent envie de partager le moindre moment, même le plus insignifiant, de notre existence. Et quand cette accumulation de messages sans importance commence à ressembler à votre journal intime et qu'il n'y a pratiquement plus que vous pour les voir, il est enfin temps de réaliser que finalement, vous aurez beau avoir des milliers d'amis virtuels, votre vie n'est pas plus intéressante que celle d'un autre.

mercredi 22 juillet 2015

He for She.

Quand l’Égalité n'est pas qu'une question de Femmes.

Cela fait un moment que je pensais à faire un billet sur le sujet mais je ne sais pas pourquoi, ça a traîné. Et puis aujourd'hui, un débat sur Twitter a relancé la machine et je me suis dit qu'il était enfin temps.

Si vous avez lu mon article sur les Films de Femmes, vous savez que je ne suis pas particulièrement féministe. Ou du moins, je ne me reconnais pas dans la définition qu'on donne au Féminisme de nos jours que je trouve plutôt péjorative à cause de certaines personnes ou actions et qui a fini par devenir un fourre-tout qui ne veut plus vraiment dire grand chose. En revanche, je suis une HeForShe.

Mais HeForShe, kézako ?


Etre HeForShe c'est tout "simplement" comprendre qu'être un homme ou une femme c'est avant tout être un être humain. Avec les mêmes droits et les mêmes chances. Etre HeForShe c'est se dire que si l'on met les femmes dans des cases, alors les hommes aussi ont les leurs. Car si une femme doit faire ça, un homme ne doit pas le faire, et inversement. Malheureusement, sur notre belle planète, ces idées ont la dent très dure. Non, tous les danseurs et coiffeurs ne sont pas gays et non, toutes les mécaniciennes et plombières n'ont pas pour objectif de castrer les hommes en "leur piquant leur boulot".
On se souvient encore de la polémique sur l'ABCD de l’Égalité que le Gouvernement a voulu mettre en place en 2014. Cela partait d'un bon sentiment et l'initiative était louable. Dommage que la Ministre n'ait pas tenu la barre du navire contre vents et marées et que quelques opposants aient réussi à la dissuader de poursuivre sur cette mer qui aurait pourtant été une magnifique aventure.

Etre HeForShe, c'est réaliser que chacun a le droit de pouvoir être qui et ce qu'il a envie d'être, sans distinction de genre et sans qu'on vienne lui souffler à l'oreille depuis sa plus tendre enfance que le rose c'est pour les filles et le bleu pour les garçons.

Etre HeForShe, finalement, c'est dire aux hommes que se battre aux côtés des femmes pour les libérer de leurs carcans les libèrera eux aussi de ce que la société veut leur imposer depuis des siècles. Un homme, c'est fort et ça ne pleure pas.
Ou pas.



Pour suivre le mouvement :
sur Twitter : @HeForShe
sur Facebook : Page HeForShe
sur le site : HeForShe.org

mercredi 15 juillet 2015

Hadopi par ci, Hadopi par là, Hadopi par ci...

Depuis des années, j'entends tout et n'importe quoi à propos de notre "superbe" loi Hadopi, finalement devenue Hadopi 2.0 pour "revoir" son fonctionnement. Et sans grande surprise, en fait rien n'a changé.

Pour moi, Hadopi est l'exemple le plus parfait et le plus flagrant du mode de fonctionnement de notre pays : Répressions plutôt que Solutions. La France est décidément Reine dans ce domaine. Je n'ai jamais vu un pays mettre autant d'énergie à courir après les gens pour les punir au lieu de chercher des idées pour faire évoluer les choses. C'est à croire que malgré le passage marquant à l'€uro en 2000, les politiques n'ont jamais réellement imprimé qu'on était entrés dans le XXIème siècle, Ère nouvelle du Numérique et de la Mondialisation.

Je ne suis ni pour ni contre cette loi. Je comprends bien que les artistes, producteurs et autres y perdent et que l'argent doit venir de quelque part. Ce qui m’écœure et m'attriste, c'est qu'au lieu de se battre aux côtés d'Hadopi, ils devraient plutôt se battre pour que le Gouvernement trouve des solutions ou même y réfléchir et en proposer eux-mêmes, car après tout, ils sont les premiers concernés. Et Hadopi n'est définitivement PAS la solution aux problèmes. Revoir les délais de diffusions, proposer une offre légale plus fournie, réfléchir à comment récupérer l'argent sans punir... CA, ce serait un bon angle d'attaque. Personnellement, je ne serais pas contre payer 5€ de plus sur mon abonnement Internet tous les mois si je savais qu'un service sérieux centralise tous les téléchargements pour redistribuer au prorata l'argent aux ayants droits et aux détenteurs des serveurs. Si ça pouvait éviter qu'on vienne m'emmerder avec un mail parce que j'ai téléchargé quelque chose (et que mes impôts servent à autre chose de plus constructif que de payer une personne pour envoyer ledit mail)...
Je trouve ça dingue que dans un pays comme le nôtre, qui prône si fièrement ses recherches et innovations technologiques, médicales, sociales, etc. à travers le monde, la politique soit encore un tel merdier archaïque et trop attaché à ses foutues traditions qui ne regarde jamais plus loin que le bout de son nez (ou devrais-je dire que le quinquennat) alors qu'il y a tant à faire.

Aujourd'hui, on consomme la Culture comme on consomme un paquet de Chips. Les fabricants de Chips se sont adaptés, la Culture devra le faire aussi.

mardi 7 juillet 2015

Ekri moua 1 teksto.

"Moi un texto".
Non, c'était pas ça ? Mince, euh... Attendez. Je réfléchis deux minutes et on y revient. Ou alors je ne sais plus lire. Enfin, j'essaie de déchiffrer, quand j'y arrive. Parce que la plupart du temps, j'abandonne avant d'arriver au bout.

Revenons quelques années en arrière, si vous le voulez bien.
Fin des années 90, début des années 2000, le téléphone portable entre dans les foyers français. Comme pour internet, les forfaits ne sont clairement pas avantageux. Limités en temps, en caractères, en nombre d'appels et de SMS, il nous a fallu trouver des subterfuges pour en profiter le plus possible en payant le moins possible. Je me souviens encore de mon vieux Nokia et de ses cartes de rechargement Itineris (non, je vous rassure, je vous capte très bien en ce moment) que j'allais chercher au bureau de tabac.
J'étais une vraie pro en écriture de textos, pas besoin de regarder le clavier, ça se faisait tout seul et je pouvais même vous taper la discut' en même temps. Alors bien-sûr, moi aussi je m'y suis mise à ce fameux "langage sms", pas le choix. Mais heureusement pour nous, tout ceci s'est rapidement démocratisé et tout le monde (ou presque) maintenant a la chance d'avoir un forfait illimité pour tout : appels/sms/internet, bref, la totale.

Ce qui m'amène à ceci : je n'ai jamais réellement compris pourquoi ce langage, impossible pour moi à décrypter à l'heure actuelle tellement les gens imaginent d'orthographes possibles pour des mots pourtant si simples, est encore utilisé de nos jours. Et je n'accepterai pas, mais alors pas du tout l'excuse de "Mé tu kompren ri1, sa fé gagné du tem". Quand on écrit "sa" au lieu de "ça", je vois bien qu'il y a une lacune niveau possessif-démonstratif, mais gagner du temps, non vraiment, je ne vois pas. S'il était encore question de devoir faire attention au nombre de caractères d'un message (excepté Twitter), de devoir faire ça vite parce que la connexion coûte cher ou une quelconque autre raison, passe encore. Mais, sérieusement, vous vous en servez encore d'excuse ? Il n'y a que vous pour croire que c'est valable.

Et dans ces cas là, je me dis "Mais que font les parents ?", et que fait l’Éducation Nationale ? Eh bah, ils font la même chose, tiens ! Tu crois quand même pas que les gamins ont découvert ça tout seuls, ils sont nés avec un forfait illimité dans les mains ! C'est juste convenient comme disent les anglo-saxons. Ça les arrange bien, quoi. A tel point qu'il a même été proposé à un moment d'accepter en partie le langage sms à l'école car les gamins avaient de trop mauvaises notes à cause de leur façon d'écrire. J'ai pensé, en cet instant, que la France avait vraiment touché le fond. Heureusement pour nous, cela n'a jamais été plus loin que la proposition.

Finalement, le langage sms n'est utile qu'à ceux qui ne savent pas écrire français : sa cache lé fotes.

lundi 6 juillet 2015

Poison Présidentiel.

Je termine à peine la dernière page que déjà l'envie d'écrire me prend.
Je ne suis pas une pro de la politique, je ne suis pas non plus "pro-politique", et comme je l'ai déjà avoué il y a quelques semaines, en fait cela ne m'intéresse même pas. Ce qui m'intéresse réellement c'est ce que les gens pensent et osent dire ou non à ce sujet.

Je savais depuis bien longtemps qu'on ne peut pas toujours contenter tout le monde, que s'il n'y a pas de compromis ni de concessions, rien n'avance et je voulais bien faire l'effort de me dire que finalement, les décisions de notre cher Gouvernement devaient être bloquées par telle ou telle raison absolument quelconque. Ce que je ne savais pas, en revanche, c'était à quel point notre Président est puissant et que son élection au suffrage universel ne date en fait que de 1962. Maintenant que je le sais, cela ne fait que renforcer mes idées quant à la façon dont est gérée la France.

Comme le dit si justement Ghislaine Ottenheimer dans son livre, que peut-on attendre d'une Vème République mise en place "à la va-vite" pour répondre à un besoin momentané quand on voit à quel point le monde a changé ces cinquante dernières années ? Je me dis qu'il n'y a bien que nos Politiques pour ne pas s'en rendre compte.
En 2014, Manuel Valls lance fièrement : "Je ne me retrouve pas dans ceux et celles qui proposent de changer nos institutions, le vieux débat du passage à la VIème République, d'enlever des pouvoirs du Président de la République alors que les Français pensent au contraire que c'est la véritable élection qui leur permet de choisir le destin du pays." Et si on se posait cinq minutes, qu'on réfléchissait un coup pour de bon, et qu'on réalisait enfin qu'on nous prend pour des jambons. Mais des gros hein, pas le cuissot du porcelet qui vient de naître, non, le bon gros jambon que vous voyez accroché derrière l'étal de votre boucher le dimanche. "La véritable élection". S'il était complètement honnête, il aurait pu tout aussi bien dire "la seule élection", car soyons sérieux, ce n'est pas comme si on nous proposait une meilleure alternative. Et j'entends déjà d'ici les "Non, et les législatives alors, le Parlement ça compte pour du beurre ?". Eh bien oui, ça compte pour peanuts. Vous pensez encore sérieusement que le Parlement décide de quelque chose ? Que neni. Il a encore son mot à dire sur la question, certes, mais si le Président dit "Non", c'est non, et si le Président dit "Oui", alors c'est oui.

Nous sommes le seul pays qui, sous couvert de république et de démocratie, soit encore en fait une monarchie et l'a toujours été. Un seul homme providentiel, un sauveur, sacrifiant tout pour son pays et qui décide de tout, tout seul, dans sa tour d'ivoire, coupé du monde et des réels problèmes de son peuple, entouré de sa cour satisfaisant ses moindres besoins, désirs et décisions.

Le Roi est mort, vive le Roi.


Poison Présidentiel - Ghislaine Ottenheimer, éditions Albin-Michel, 2015.

jeudi 2 juillet 2015

T'entends-tu quand t'as bu ?

Ou "Le respect des bourrés".

S'il y a bien une chose et une seule qui ne me manquait pas en remettant les pieds à Biarritz, c'est le nombre de décibels qu'une personne alcoolisée est capable de produire. Avec sa bouche, avec les objets qui l'entourent... avec tout.

Le bourré se sent invincible.
Il emmerde tout le monde, dans tous les sens du terme, et au mieux il s'en fout, au pire il ne s'en souvient pas. Parfois même le contraire. On pourrait très logiquement se dire que, habitant dans la rue du commissariat, les gens feraient attention en passant par là, ou mieux, n'y passeraient carrément pas mais non, à ce stade, le bourré n'a plus aucune logique. Ceux qui me font le plus rire sont les potes "respectueux" qui font encore plus de bruit en criant "Chut" que celui à qui ils le disent.

Le bourré n'a pas d'heure.
Qu'il soit 23h ou 4h du matin, tout le monde a le droit de profiter de la discussion. Ce serait dommage de nous en priver, la conversation du bourré est toujours particulièrement intéressante. Et le plus beau spécimen que vous pourrez rencontrer au détour d'une rue est : le bourré en vacances. Car le bourré en vacances se fiche pas mal de savoir si vous travaillez le lendemain ; pour lui, dès lors qu'il a posé le pied sur le sol "touristique", tout le monde est en vacances, alors pourquoi se préoccuper des locaux. Ce n'est pas son problème que vous essayiez de dormir car votre réveil sonne à 7h, vous n'aviez qu'à faire la fête comme lui après tout, l'alcool vous aurait aidé à dormir sur vos deux oreilles.

Le bourré n'a plus de cerveau.
Il vous a réveillé ? Surtout ne tentez pas de lui faire comprendre qu'il devrait baisser le volume car comme nous l'avons dit plus haut, le bourré emmerde tout le monde et vous risqueriez de n'obtenir que l'effet inverse. Il n'arrive déjà plus à se souvenir où il a garé sa voiture (quand il se souvient qu'il est venu avec et en espérant que Sam soit dans le coin) alors analyser correctement ce que vous êtes en train de lui expliquer est bien au delà de ses capacités du moment. Ses instincts primaires le guident, l'homme moderne a disparu, toute notion de respect d'autrui s'est envolée et il ne se sent bien que parmi ses congénères. Un nouveau monde s'ouvre enfin sous ses pieds. Enfin... quand il est encore capable de les mettre l'un devant l'autre.

Mais consolons nous en nous disant que cela ne dure que deux mois sur douze.
On respire un bon coup, et on va se coucher.


Edit : Et comme c'est récurrent, il suffit que j'en parle pour avoir le parfait exemple sous mes fenêtres à 1h30.

 

jeudi 25 juin 2015

Françaises, Français.

Je vous ai...

Non, je ne vous comprend plus. Ou plutôt : je vous comprend trop bien et c'est ce qui me fait peur. Je ne sais plus dans quel pays je vis et pourtant les gens ne changent pas. C'est peut être là qu'est justement le problème.

Je ne supporte plus cet air supérieur que l'on veut bien se donner tout en se plaignant de tout, tout le temps, comme si c'était toujours aux autres de faire le boulot. Finalement, il y a pire que la procrastination, il y a cette manie insupportable de dire "A quoi ça sert que je le fasse si personne d'autre ne le fait ?" qui nous pousse à ne rien faire du tout. Même pas demain, même pas dans un mois, jamais, sans pour autant remettre en question nos douces plaintes perpétuelles.

La France se prend trop au sérieux. Il y a une phrase qui dit : "Ne rêve pas ta vie mais vis tes rêves". En France ce serait plutôt "Oublie tes rêves et s'il te plait, s'il te plaît, sois un gentil petit mouton normal."

"Je suis Charlie" a du plomb dans l'aile, les Taxis fracassent les Ubers, le Gouvernement passe des réformes en force, le Vote obligatoire est remis sur la table, le chômage augmente, le niveau de vie baisse, les marchands de sommeil arnaquent toujours plus, des rêves et des projets sont brisés dans l’œuf, les syndicats foutent le bordel, les grévistes sont dans la rue...
Les sondages annoncent continuellement que les Français ne croient plus en leurs politiques et pourtant, dans un paradoxe que je ne m'explique pas bien, ils attendent que le Gouvernement fasse tout à leur place.
Ah mais non, bien sûr, excusez moi... je n'avais pas compris que c'était pour avoir d'autres bonnes raisons de se plaindre par la suite.

Quand va-t-on enfin se réveiller et comprendre que s'ils ne nous écoutent pas, il arrivera bien un moment où il faudra les forcer à nous écouter ?
Mais encore une fois... Si personne ne le fait, pourquoi le ferais-je ?

samedi 20 juin 2015

Films de Femmes.

Cette catégorie à part du Cinéma.

Je ne suis certainement pas là pour jeter la pierre. Mais quand même, un petit pavé dans la mare de temps en temps, ça ne fait de mal à personne et ça libère d'un certain poids.

Je ne sais pas si je suis féministe. En tout cas pas au sens où les gens l'entendent en général, ça, c'est bien certain. A tel point d'ailleurs que parfois, je dois l'avouer, mon cœur balance. Et quand il s'agit de Cinéma, c'est encore pire : je ne me contrôle plus.
Il y a quelques temps, suite au Festival de Cannes, des Réalisatrices on été questionnées à propos du  machisme et de la place des femmes dans le milieu du Cinéma. Certaines n'en ont pas trop fait les frais, d'autres le vivent bien et assument et d'autres encore se proclament féministes pour faire "bouger les choses". Alors j'ai fini par me demander...

Et si, finalement, la place que les femmes occupent dans le Cinéma n'était que le résultat de la place qu'elles veulent bien se donner ?
Vous savez, comme cette fameuse phrase qui dit qu'on a que l'amour qu'on pense mériter, etc...

Revenons en maintenant à nos Réalisatrices, car c'est le sujet qui m'intéresse ici et que c'est aussi le plus parlant. Après un rapide tour des films français réalisés par des femmes ces dernières années, un triste constat s'offre à moi, résumé très simplement par deux petits mots : Comédie et Drame. Non pas qu'on fasse beaucoup plus dans le Cinéma Français en général, je vous l'accorde grandement, mais quand même, les hommes s'essaient parfois à des petites fantaisies de Genre. Et une autre question se pose alors : en sachant à quel point il est compliqué, en France, d'obtenir un financement pour autre chose, la profession bloque-t-elle encore plus les femmes qui voudraient tenter l'aventure ou bien tout simplement, ne sont-elles pas intéressées ? J'aimerais très sérieusement avoir une réponse un jour car cela me turlupine beaucoup.
Cela me turlupine parce que... bon, si on part du principe qu'elles aimeraient bien mais qu'on leur met des bâtons dans les roues, ce n'est pas de leur faute et en ce cas, la suite n'a pas d'intérêt. Mais par contre, si aucune d'elles n'en a réellement l'envie et qu'elles continuent à dire "Oui, Films de femmes, je vois pas pourquoi on appelle ça comme ça, c'est pas normal, nanani nanana...", là je dis Stop. On ne peut décemment pas se plaindre de quelque chose que l'on provoque. Si elles se cantonnent encore et toujours aux Drames et aux Comédies alors je plussoie : oui, ce sont des Films de Femmes. Certes les hommes en font aussi mais personnellement, je note une très nette différence. Le traitement n'est pas la même, c'est souvent très psycho-social, parfois cliché et le pire de tous : déjà-vu. Aussi longtemps qu'on aura droit qu'à ça, l'étiquette les poursuivra.

Je ne voudrais pas qu'on prenne ce que je dis dans le mauvais sens, elles ont au moins le mérite de faire ce qu'elles veulent et de dire ce qu'elles ont à dire. Mais sérieusement, on pourrait pas un peu se renouveler ? Juste un peu, comme ça, un jour. Allez, on essaie, je vous jure le changement ça mord pas.

vendredi 19 juin 2015

Procrastiner.

Ce terme tout moche qui en fait veut simplement dire que votre mot préféré/détesté n'est autre que : demain. 


Aaaah, la procrastination... cet art qui nous aide à toujours tout remettre à plus tard. N'est-ce pas magique ? Maintenant, quand on vous dira "Arrête de glander", vous pourrez répondre "Je ne glande pas, je procrastine". Oui, c'est barbare, mais c'est plus classe.

Souvent surnommés "les retardataires chroniques" et contrairement à ce que l'on pourrait croire, les procrastinateurs ne sont pas des gens qui ne font rien, bien au contraire. Le problème en lui-même n'étant pas de faire quelque chose tout court mais bel et bien quelque chose d'obligatoire dans un délai imparti, ils sont champions dans l'art de se rappeler qu'ils ont oublié ci ou ça et tous les prétextes deviennent bons pour faire autre chose que ce qu'ils ont à faire. Et d'ailleurs, pour en revenir au "glandage" de l'introduction, se poser des questions existentielles et réfléchir sur la vie au moment le plus inapproprié en fait également partie car ne rien faire conduit souvent à laisser son cerveau vagabonder...

Certaines personnes le vivent bien, elles en ont même fait leur mode de fonctionnement car l'urgence les rend plus productives.
D'autres, en revanche (et c'est sur ceux là que je souhaite attirer votre attention) se laissent happer par  un rythme dans lequel ils s'embourbent et bien souvent, la dépression n'est pas loin (voire même déjà là). Si vous connaissez des gens dans ce cas, vouloir les forcer à faire les choses ne fera que les enfermer un peu plus dans leur mal-être. Alors aidez les, vous ne pourrez que leur rendre service.


Sur ce, je vais aller me coucher. Et pour le reste... On verra demain.

lundi 8 juin 2015

No Kid-ding.

Une question me traverse l'esprit de plus en plus souvent depuis quelques temps. Et comme je n'aime pas tellement les questions sans réponses, j'ai cherché, cherché et encore cherché. Au fond de moi, sur la toile, à la télé, bref, partout où je pensais pouvoir trouver quelque chose.
D'après ce que j'ai pu lire et voir, et en y réfléchissant réellement moi même, le sujet reste encore très tabou et les idées reçues peuvent parfois être d'une violence sans nom.

Avoir ou non des enfants ?

J'ai commencé à y penser le jour où j'ai réalisé qu'ayant seulement quelques mois d'écart avec ma meilleure amie, je ne suivais absolument pas le même chemin qu'elle. Elle, c'est Maison-Mariage-Enfants, alors que je serais plutôt Voyages-NoWayMariage-Enf...quoi?. Non pas que la différence me dérange (oserais-je même dire "au contraire" ?) mais il arrive un moment dans la vie où on commence à se demander où on sera dans quelques années et quand j'essaie de visualiser les choses, je ne vois pas d'enfant dans le tableau (un petit calembour rapide me permettrait même d'aller jusqu'à dire que je ne peux pas les voir en peinture, ha-ha.) Non, je n'en vois pas.

C'est marrant de réaliser que jusqu'alors je ne m'étais même pas demandé si j'en aurais ou pas, cela paraissait naturel et dans l'ordre des choses, pas le genre de questions qu'on se pose quoi. Et puis finalement, quand on y pense vraiment... Pourquoi ?

Au gré de mes recherches sur le sujet, j'ai lu un sondage datant d'il y a quelques années et parlant de ce que représente un enfant aux yeux des gens qui en ont et ce qu'ils pensent de ceux qui n'en ont pas. Il en ressort que les parents estiment qu'un enfant apporte de l'amour, de la joie, permet de ne pas vieillir seul (et j'en passe) et que les non-parents ne sont donc que des égoïstes incapables d'aimer et d'accepter de prendre des responsabilités et qu'ils ne pensent pas aux pauvres couples qui ne peuvent pas en avoir.
Je ne sais pas si mon esprit si critique me fait voir les choses autrement mais leurs réponses me laissent un goût amer car les seuls égoïstes que je vois dans l'histoire, ce sont eux.
Qu'on ne vienne pas me parler d'instinct maternel/paternel quand on sait que l'homme est sûrement le seul animal sur Terre qui n'en a absolument aucun. Tout s'apprend. Et si cela s'apprend, ce n'est pas inné. Et si ce n'est pas inné, ce n'est pas un instinct. Qu'on me raconte que c'est naturel d'aimer, de s'occuper et de protéger ses enfants pour la plus part des gens, à la rigueur, je peux l'accepter; et encore, avec un énorme bémol, car quand on voit comment certains parents traitent leurs enfants, on se dit qu'ils auraient mieux fait de ne pas en avoir... (d'ailleurs, dans ces cas là, ça ne choque personne de le dire ouvertement, mais quand c'est un choix, bizarrement, c'est une autre histoire). Il ne faut pas se mentir : le seul instinct que l'on ait réellement, c'est celui de faire des enfants, précédés par des milliers d'années d'évolution qui nous poussent à continuer de perpétuer notre race. Le voilà ce foutu instinct maternel/paternel : faire des gosses juste pour faire des gosses parce que c'est comme ça que la société avance (ou pas d'ailleurs). Le seul point qui me console un peu c'est que les études montrent que les couples attendent de plus en plus avant de faire des enfants, ils réfléchissent au "bon moment"; et c'est pas plus mal, au lieu de se jeter à corps perdu dans la procréation simplement parce qu'il faut le faire.

De l'autre côté, les No-Kid (ou Childfree) font une réponse qui me plaît beaucoup : "On ne vous demande pas pourquoi vous avez voulu avoir des enfants alors ne nous demandez pas pourquoi nous n'en voulons pas".
Si l'on regarde les chiffres, on constate que la majorité des personnes qui ne veulent pas d'enfants sont souvent celles qui ont fait de hautes études. Attention, cela ne dit pas qu'ils sont forcément plus intelligents que les autres, mais cela amène quand même à se demander si cet enseignement plus poussé ne les a pas ouverts à de nouvelles façons de penser et concevoir la vie.

Si je me pose cette question très sérieusement c'est aussi parce que je pense au futur que je ne serais plus là pour voir et qui, je dois l'avouer, m'obsède un peu. Je regarde le monde aujourd'hui et je ne peux m'empêcher de me dire que nous allons droit dans le mur. Google nous annonce un projet de recherches qui pourrait allonger considérablement l'espérance de vie humaine. Mais que se passera-t-il quand nous serons 10 milliards à vivre plus de 100 ans alors que nous ne sommes même pas capables de permettre à 7 milliards d'âmes de vivre correctement pendant seulement 68 ans ?

samedi 9 mai 2015

Je vais encore me faire des amis.

Hier, j'ai regardé le Replay de On n'est pas couché car samedi dernier je n'ai eu l'occasion de voir que la fin et moi, ce qui me plait le plus dans cette émission finalement, c'est l'invité politique. Pas que je me fous du reste, non, mais quand même. Quoique pour le coup, Caroline Fourest ne m'a pas non plus laissée sur ma faim niveau Connerie. Et la semaine dernière, l'invitée politique était Elisa Di Méo, candidate sortante du PS à la mairie de Fréjus, ville maintenant Front National.

Je dois vous l'avouer, moi qui suis d'habitude plutôt d'accord avec Léa Salamé, me disant qu'Aymeric Caron a plutôt tendance à chercher la petite bête à côté du sujet au lieu de poser des questions de fond, cette semaine, eh bien c'est le contraire. J'ai été très déçue de voir notre chère Léa en arriver à la conclusion simpliste "Interdisez le Front National" et agréablement surprise d'entendre, à l'inverse, notre Aymeric clamer que justement, cette montée du FN devrait pousser les autres partis à se bouger un peu les miches pas contre le FN, mais pour analyser pourquoi et comment ils en sont arrivés là et surtout quoi proposer aux gens pour leur montrer qu'on s'en tape pas de leur tronche. En gros.


Pour remettre les choses tout de suite dans leur contexte, sachez que je suis une très mauvaise citoyenne puisque, à bientôt 30 ans, je n'ai jamais voté et pire, je ne suis même pas inscrite sur les listes électorales. La Politique politicienne qui pourrit notre pays depuis déjà plusieurs années me passe complètement au dessus de la tête, je n'en ai strictement rien à faire et aussi longtemps que ces gamineries et cette peopolisation de la vie politique continueront, je m'en contreficherai tous les jours un peu plus et qu'on se le dise, ça ne me dérange absolument pas. Quel que soit le parti, depuis dix ans, je n'en vois pas un pour rattraper l'autre et surtout aucun pour prendre de véritables décisions. La France est en ce moment une grande plaie béante qui mériterait un traitement de fond et des points de suture sur laquelle le Gouvernement n'est qu'un tout petit pansement ridicule. Voilà donc pourquoi j'ai du mal à comprendre que Léa Salamé n'ait rien de plus intéressant à dire que "Alors interdisez le FN". En fait, j'en ai marre de ces journalistes qui ne prennent que ce qu'ils veulent dans les réponses des gens sans se donner la peine d'écouter ce qu'ils ont vraiment à dire.

Le 24 avril, Frédéric Taddeï animait le débat "Accueillir toute la misère du monde ?" dans son émission Ce soir (ou jamais !) et il était question d'ouverture et de fermeture des frontières, de l'Afrique, des migrants, etc. et l'un des invités (je ne saurais plus vous dire lequel) a eu une phrase qui m'a fait penser à une autre émission sur laquelle je suis tombée totalement par hasard un jour en zappant. Marine Le Pen était invitée à répondre à des questions posées par des jeunes assis avec elle sur le plateau et j'ai pu assister au parfait exemple de ce que je vous disais plus haut. Cette "chère" Marine, donc, a répondu à une jeune fille d'origine africaine qui racontait avoir un diplôme d'ingénieur, qu'elle était très heureuse pour elle mais qu'elle serait plus utile dans son pays. J'en entends déjà d'ici faire "Booouh, vilaine Marine". Mais si vous vous contentiez de ça, vous n'iriez pas plus loin dans la réflexion que ce pauvre journaliste qui n'a rien trouvé de mieux à répondre que "En gros, vous lui dites que vous ne voulez pas d'elle et qu'elle ferait mieux de partir". Ma première réaction a été "Mais quel gros con. Et sinon, en tant que journaliste, tu peux écouter vraiment ce qu'on te dit et te mettre à réfléchir un peu tout seul aussi ou pas ?". Ce raccourci m'a hérissé le poil et maintenant je vous entends d'avance me huer en lisant la phrase qui suit : elle a raison. Oui, je le redis : elle a raison (enfin pas pour cette jeune fille en particulier puisqu'elle devait avoir la vingtaine donc on est d'accord que son "pays", comme dit Marine, c'est la France, pas de discussion possible là dessus). Et juste pour être sûre qu'on soit bien sur la même longueur d'ondes, ça aurait été n'importe qui à la place de Marine Le Pen ça aurait été pareil, je me fous royalement de savoir de quel parti viennent les idées et les propositions. Mais toujours est il que l'Afrique est à l'heure actuelle le pays avec le plus fort taux de croissance annuel : 20%, quand nous avons du mal à dépasser un seul malheureux petit pourcent. La mondialisation est en marche, qu'on le veuille ou non et il va bien falloir se décider un jour ou l'autre à ouvrir complètement nos frontières pour que des gens qui ont envie d'aider au développement de leur pays ne se retrouvent pas entassés dans des embarcations de fortune pour finir noyés dans la Méditerranée et qu'une fois sur notre sol, ils puissent apprendre et s'enrichir afin de rentrer librement chez eux et dispenser le savoir et les compétences qu'ils auront accumulé sans rien enlever à leurs pays d'accueil, bien au contraire. Car le meilleur moyen de limiter l'immigration n'est il pas de les aider à mieux vivre chez eux ? Et quand bien même nous laisserions ces histoires d'immigration de côté : n'est il pas tout simplement normal que chacun puisse avoir la chance de se sentir bien dans son propre pays ?
Pour être totalement honnête avec vous : le Front National en lui même ne me fait absolument pas peur. Ce qui me fait peur, par contre, c'est de constater avec quelle véhémence les autres partis se font un plaisir de gaspiller leur énergie à vouloir descendre le FN plutôt qu'à essayer de trouver des solutions pour revaloriser le leur. Dans toutes les sociétés il y a du bon dans les extrêmes : pousser ceux du milieu à se remettre en question et à prendre du recul sur leurs propres convictions.

Et j'espère que ces quelques lignes vous auront aidé à faire de même.

lundi 12 janvier 2015

#JeSuisCharlie.

Je suis profondément triste, déçue et blessée. Non seulement à cause de ces derniers jours mais aussi à cause de moi-même.

Quand des événements pareils surviennent, certaines personnes ne s'attendent pas à ce que vous décidiez de changer des plans prévus depuis un certain temps pour descendre dans la rue votre crayon à la main. Alors vous ne le faites pas. Et quand le week-end se termine, que lesdites personnes ont passé leur dimanche après-midi à regarder cette Marche Républicaine à la télévision en y allant de leur petit commentaire toutes les cinq minutes sans même remarquer que vous rongiez votre frein dans leur dos et que vous rentrez chez vous, un profond malaise vous envahi. La seule phrase vous martelant le cerveau depuis des heures et des heures sonne encore plus fort et vous vous en voulez d'autant plus que vous auriez DÛ les changer ces putains de plans, tant pis pour le week-end, dans la vie il y a parfois des trucs plus importants !
Mais non. Vous ne l'avez pas fait et vous vous détestez.

Je me déteste.
Je me suis toujours sentie un peu idéaliste légèrement chiante. Le genre de nana qui n'arrive pas à imaginer des histoires qui ne se passeraient pas dans une uchronie, une utopie ou une dystopie. Le genre de nana qui n'arrive pas à écrire des histoires qui ne montreraient pas une autre voie. Bonne ou mauvaise, finalement on s'en fout, le seul et ultime but étant de faire réfléchir.
Et moi, cette nana là, je n'ai pas été foutue de faire la seule chose qui aurait vraiment compté à ce moment précis.
Alors je me déteste. Et en même temps je détesterais encore plus les personnes qui ont le pouvoir de changer réellement les choses si elles ne le font pas. Parce que finalement, c'est bien beau de rassembler 4 millions de personnes à travers la France et encore plus à travers le monde et de nous ramollir les neurones avec des messages et des politiciens en tête de cortège, mais il faut bien se rendre à l'évidence : malgré toute notre bonne volonté et notre motivation à montrer que nous n'avons pas peur et que nous voulons que les choses s'arrangent, nous n'avons strictement aucun pouvoir.
Je ne comprends plus le monde dans lequel nous vivons. J'ai parfois l'impression (même tout le temps en fait en y réfléchissant) que plus notre civilisation évolue, plus les gens deviennent cons. Ou plutôt : plus l'écart se creuse entre les plus intelligents et les moins intelligents. Mais il doit y avoir une explication logique, comme une sorte de sélection naturelle : les intelligents se reproduisent avec les intelligents et les cons avec les cons. Je vois pas d'autre solution. Ou alors faut qu'on m'en trouve une, et vite, parce que là vraiment ça devient plus supportable.

Je le dis, je le clame même haut et fort (puisque le sujet du moment est la Liberté d'Expression) : il faut pas les laisser dans la nature ces gens là. Mais il faut pas non plus les tuer. Je n'arrive pas à comprendre qu'ils aient pas réussi à en avoir au moins un vivant. Et cela me désole. Ils ne méritaient pas qu'on les "libère" après les atrocités qu'ils ont commises. Ils auraient du finir entre quatre murs, sans fenêtre et sans contact avec leur famille ou d'autres détenus pour le reste de leurs jours. Qu'ils se repassent en boucle les images des actes qui les auraient conduit là. Qu'on les harcèle, tous les jours s'il avait fallu, pour avoir le moindre petit renseignement qui pourrait servir à ce qu'une telle barbarie ne se reproduise jamais. Ils savaient qu'ils allaient probablement mourir, ils le voulaient même, pour être des putains de martyres et que leurs frères soient fiers et continuent le combat. Ces gens là ne sont pas des musulmans. Ce ne sont que des ignorants perdus qui se contentent de suivre des pseudos commandements religieux qui n'existent que dans la tête de ceux qui leur ont bourré le crâne de toutes ces conneries abjectes.
Ce qui me révolte le plus dans toutes ces saloperies c'est qu'ils doivent bien se rendre compte qu'ils ont le monde entier contre eux et qu'ils ne sont qu'une tooooute petite minorité à voir les choses comme ils les voient, non ? Vous allez pas me faire croire que dans le lot y en a pas un seul qu'est pas un peu moins con que les autres et qui se dit "Ouais, non les gars moi je vous le dis, ça pue grave cette histoire, je sais pas si on est pas en train de se faire enfiler en même temps que les 72 vierges là...". Mais non. Ou alors ils les tuent eux-mêmes ? Au cas où, on sait jamais t'sais, le mec pourrait aller balancer ce qu'il a entendu, ils seraient dans la grosse merdasse après, ça foutrait le bordel, tout ça...


Alors ce soir je suis Catholique, Musulmane, Juive, Bouddhiste, Agnostique, Athée, Black, Blanche, Beur...
Je suis Frédéric Boisseau, Franck Brinsolaro, Cabu, Elsa Cayat, Charb, Honoré, Bernard Maris, Ahmed Merabet, Mustapha Ourrad, Michel Renaud, Tignous, Wolinski, Clarissa Jean-Philippe, Philippe Braham, Yohan Cohen, Yoav Hattab, François-Michel Saada...
Je suis Nous, je suis Vous...