Ou "Le respect des bourrés".
S'il y a bien une chose et une seule qui ne me manquait pas en remettant les pieds à Biarritz, c'est le nombre de décibels qu'une personne alcoolisée est capable de produire. Avec sa bouche, avec les objets qui l'entourent... avec tout.
Le bourré se sent invincible.
Il emmerde tout le monde, dans tous les sens du terme, et au mieux il s'en fout, au pire il ne s'en souvient pas. Parfois même le contraire. On pourrait très logiquement se dire que, habitant dans la rue du commissariat, les gens feraient attention en passant par là, ou mieux, n'y passeraient carrément pas mais non, à ce stade, le bourré n'a plus aucune logique. Ceux qui me font le plus
rire sont les potes "respectueux" qui font encore plus de bruit en
criant "Chut" que celui à qui ils le disent.
Le bourré n'a pas d'heure.
Qu'il soit 23h ou 4h du matin, tout le monde a le droit de profiter de la discussion. Ce serait dommage de nous en priver, la conversation du bourré est toujours particulièrement intéressante. Et le plus beau spécimen que vous pourrez rencontrer au détour d'une rue est : le bourré en vacances. Car le bourré en vacances se fiche pas mal de savoir si vous travaillez le lendemain ; pour lui, dès lors qu'il a posé le pied sur le sol "touristique", tout le monde est en vacances, alors pourquoi se préoccuper des locaux. Ce n'est pas son problème que vous essayiez de dormir car votre réveil sonne à 7h, vous n'aviez qu'à faire la fête comme lui après tout, l'alcool vous aurait aidé à dormir sur vos deux oreilles.
Le bourré n'a plus de cerveau.
Il vous a réveillé ? Surtout ne tentez pas de lui faire comprendre qu'il devrait baisser le volume car comme nous l'avons dit plus haut, le bourré emmerde tout le monde et vous risqueriez de n'obtenir que l'effet inverse. Il n'arrive déjà plus à se souvenir où il a garé sa voiture (quand il se souvient qu'il est venu avec et en espérant que Sam soit dans le coin) alors analyser correctement ce que vous êtes en train de lui expliquer est bien au delà de ses capacités du moment. Ses instincts primaires le guident, l'homme moderne a disparu, toute notion de respect d'autrui s'est envolée et il ne se sent bien que parmi ses congénères. Un nouveau monde s'ouvre enfin sous ses pieds. Enfin... quand il est encore capable de les mettre l'un devant l'autre.
Mais consolons nous en nous disant que cela ne dure que deux mois sur douze.
On respire un bon coup, et on va se coucher.
Edit : Et comme c'est récurrent, il suffit que j'en parle pour avoir le parfait exemple sous mes fenêtres à 1h30.
Edit : Et comme c'est récurrent, il suffit que j'en parle pour avoir le parfait exemple sous mes fenêtres à 1h30.
Bordel.. je mets un énorme véto sur "Le bourrée n'a plus de cerveau." ce paragraphe est juste mythique et je m'en suis fendu la poire devant mon écran !
RépondreSupprimerTout est tellement vrai et vécu ! que tout ceux qui liront ce paragraphe auront l'impression de l'avoir écrit eux même !
Moi si j'ai quelque chose à rajouter dans ces catégories ce serait :
Le bourré péremptoire.
Ils sont deux, ils sont perdus, l'un des deux qui est le bourré convaincant propose une direction.
Tant dis que le bourré tout court lui, est persuadé que c'est dans l'autre sens. Le bourré convaincant gifla violemment sont tendre ami tout court en lui disant d'une douce voix "Non c'est par là".
C'est alors que nos deux amis repartirent plus que calmement dans
"la bonne direction" celle qui les mènera sûrement dans le prochain bar du coin coupable du viol psychologique de leur cervelle.
Fin.