mercredi 4 avril 2018

Le paradoxe des 10 kilos de trop.

Ou comment quelques kilos peuvent parfois être pire que beaucoup.


"Mais t'es pas "grosse" !".
Non. J'ai simplement dix kilos de trop.

Pour le dire crûment et sans vouloir blesser personne, quand on est gros, on est gros. On le sait, on ne peut pas le cacher. Ca se voit.
Quand on a dix kilos de trop, on est à la limite de ce foutu IMC maximum que les médecins veulent nous faire avaler à toutes les sauces et on est un peu le cul entre deux chaises. On n'est pas mince, mais on n'est pas gros non plus.

Je ne suis pas là pour parler santé ou mal être et je ne voudrais en aucun cas que quelqu'un qui passe par ici et qui se sent mal vis à vis de son poids se dise que je me permets de comparer ce qui n'est pas comparable mais puta*n, dix kilos de trop, c'est la loose.

Ceux qui n'ont pas ce problème ne peuvent pas vraiment comprendre. Avoir dix kilos de trop c'est comme avoir quatre numéros sur cinq au Loto. T'aurais pu gagner le gros lot, mais non. Il t'en manque un. Juste un. T'es content parce que t'as gagné quelque chose et c'est toujours mieux que rien, mais t'as les boules.
C'est un peu ça le quotidien de quelqu'un qui a "juste" dix kilos de trop. Un savoureux mélange de "Bon, quand même, heureusement c'est pas non plus trente kilos" et de "maaaais bordel ça fait chier". C'est le chaud et froid permanent. C'est repérer une petite robe qui va Ô miracle jusqu'à votre taille mais une fois que vous la passer, vous vous rendez bien compte qu'elle rendrait mieux en 38 et qu'être un peu boudinée dedans c'est pas le top du top du glamour.
Parce que c'est ça le problème. Vous êtes ni trop, ni pas assez. Vous êtes au milieu. Vous gravitez dans la sphère du "Ca pourrait être pire, mais ça pourrait être mieux". Quand vous vous habillez vous faites des pieds et des mains pour cacher ce petit ventre ou ces cuisses qui vous dérangent et tout le monde vous dira "Mais non, t'es pas grosse !", mais vous, vous le savez bien qu'en réalité vous avez pas envie de les camoufler ces foutus dix kilos de trop. Au contraire, vous avez envie de pouvoir la mettre cette petite robe qui vous fait de l'oeil ! Et sans vous sentir ridicule parce que ça dépasse un peu ici et là. 
Dix kilos de trop, c'est le poids difficilement assumable. C'est le "petit" bourrelet disgracieux qui fout tout en l'air. C'est avoir accès à un plus large éventail de fringues que les "grandes tailles" mais pas pouvoir porter exactement ce qu'on veut comme on veut quand on veut. C'est se motiver chaque matin pour les perdre et lâcher en cours de route parce que "bon, c'est QUE dix kilos, je suis pas énorme non plus". 


Dix kilos de trop, c'est la minute de cuisson en trop qui rend le caramel amer.

lundi 15 mai 2017

The Ketchup Effect.

Non, je ne viens pas vous parler de cette vidéo où un jeune homme apprend à ses dépens qu'il faut bien choisir ses métaphores mais de GASPILLAGE.


J'étais il y a deux semaines dans ce que j'appelais un peu ma "deuxième maison" quand j'habitais encore à Paris : Disneyland. Le temps a été plutôt clément avec nous, la journée s'est bien passée, bref, on en a profité, comme toujours.
Vers 13h30, la faim se faisant sentir, nous nous sommes posés au Fuente Del Oro. C'est un peu notre cantine : la terrasse est agréable quand le soleil pointe le bout de son nez, le menu n'est pas trop cher et la bouffe plutôt bonne, si bien qu'on y squatte en général un bon moment. Après avoir terminé notre repas nous avons, comme tout le monde, amené nos petits plateaux jusqu'aux poubelles, vidé nos panières et redonné au restaurant les sauces non utilisées.

Ah, non. Pas comme tout le monde si j'en crois le regard atterré que m'a lancée la serveuse quand je les ai posées sur le comptoir. Sans parler du fait qu'en une heure de temps à déguster nos Fajitas tranquillement, je n'ai vu personne faire la même chose.

C'est une habitude que j'ai prise partout (Disney et autres fast food en tout genre) sans me poser de questions. Mais la réaction de cette serveuse m'a fait me demander combien on en retrouverait si on prenait tous les sacs poubelles de tous les restaurants à la fin de la journée. Alors faisons un rapide calcul à la (grosse) louche :
Disney accueille chaque jour en moyenne 40,000 visiteurs. En étant sympa, car je sais que certains s'amènent leur petit sandwich et autre paquet de chips, on va partir du principe qu'au minimum la moitié mange dans l'un des nombreux restaurants du parc, soit environ 20,000 personnes.
Sur notre plateau, il y avait : 3 Guacamole, 4 Ketchup et 4 Mayonnaise. Nous avons consommé 2 Guacamole, 2 Ketchup et 2 Mayonnaise mais tous les restaurants ne donnent pas de Guacamole, nous garderons donc simplement Ketchoupi et Mayo, les supers potes des petits et des grands enfants.
D'aucun me diront "Oui, mais certaines personnes utilisent tous les sachets". Certes. Mais en moyenne, j'aime autant vous dire que si vous utilisez les 2 Ketchup et les 2 Mayo que l'on vous donne par personne, vu les quantités, vous n'allez pas manger des frites à la sauce cocktail mais de la sauce cocktail aux frites (et le fait de ne comptabiliser que la moitié du nombre de visiteurs journaliers compensent également les adorateurs).

And now, Ladies and Gentlemen, la multiplication (ce truc dont vous avez un vague souvenir du collège quand il s'agit de savoir ce qui prime dans le calcul) : 20,000 personnes x (2 Ketchup + 2 Mayo) = 80,000 petits sachets.
Multipliez ça maintenant par le nombre de jours par an : oula, j'ai la tête qui tourne en lisant le résultat... 29,200,000. Oui, oui. Même pour les plus sceptiques d'entre vous, que l'on réduise le nombre de personnes ou le nombre de sachets ou même les deux dans le calcul, c'est bien en MILLIONS que cela se compte puisque la moyenne annuelle de visiteurs est de près de 15 millions.
Et donc également en milliers de tonnes de tomates, sucre, oeufs, huile, moutarde et j'en passe sans oublier l'aluminium et autres plastiques et produits chimiques.

Ajoutez à cela des McDo, Quick, Burger King et autres endroits que nous n'avons pas en France, imaginez cela à l'échelle mondiale et...
Pardon, je me suis évanouie un instant.


Bref. Tout cela pour vous dire, Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs...
S'IL VOUS PLAIT, REDONNEZ VOS PUTAINS DE SAUCES ! Ça fera moins de gaspillage et des économies. Car oui, au bout du compte, en tant que consommateur, vous serez toujours celui qui paie la compensation.

mercredi 14 décembre 2016

Divergente.

Ou quand ta nouvelle conseillère Pôle Emploi, à qui tu viens de faire un point sur ta situation qu'elle ne connaissait pas, conclut par un "Vous avez eu pas mal de divergences quand même".



Si je ne le savais pas déjà, ce serait le genre de phrases qui pourrait me faire me remettre en question "Oui, tiens, c'est vrai ça. Il y a régulièrement un soucis. Mais alors, ça viendrait de moi ?". Or j'ai appris que celui qui a tort n'est pas toujours celui qu'on croit.

Notre éducation, notre culture, notre société, la bienpensance, les principes, la morale... tout dans notre vie est là pour nous rappeler que les choses sont faites en fonction de la majorité. On ne peut décemment pas faire du cas par cas pour sept milliards d'êtres humains. Il est donc entré dans les mœurs que si une personne se retrouve seule face à dix autres, la majorité l'emporte et les dix ont raison. Mais le Code de la Chevalerie nous enseignerait que si une personne est seule face à dix autres, il faut toujours être du côté de celui qui est seul. Comme quoi, selon le point de vue duquel on se place, la situation peut être totalement différente.
On nous enseigne également qu' "Au royaume des aveugles, le borgne est roi". Mais prenez dix cons face à un moins con et il aura juste à fermer sa mouille (Oui, Kaamelott m'inspire aujourd'hui). Car au royaume des aveugles, il n'y a que le borgne pour savoir que les autres sont aveugles, rien ne les oblige donc à le croire. Et comme disait André Dussolier dans Tais toi : "Il faudrait construire des asiles pour les cons. Mais vous imaginez la taille des bâtiments...".

Il a ensuite fallu cocher tout un tas de cases "Oui", "Non", "Besoin", "Appui" et je ne sais trop quoi pour répondre à diverses questions. Quand est arrivé celle sur la communication, elle a fait sa petite popotte elle-même en me disant "Non, ça, vous savez parler". Hm. Ok ? Savoir parler et avoir une bonne communication ce n'est pas la même chose. D'ailleurs, je suis même plutôt pourrie sur le sujet. Soit je m'affirme trop, soit pas assez et mon franc-parler ne plait pas à tout le monde. No balance-girl hello. Mais je le sais, c'est déjà ça.

Alors oui, j'ai eu des divergences d'opinions, des problèmes d'intégration, des difficultés de compréhension de certaines façons de faire qui paraissent pour moi illogiques, des intérêts non partagés... et je dois sûrement me remettre en question sur certains points. Mais pourquoi serais-je la seule en cause ? Pourquoi, sous prétexte que presque partout où je passe les choses dégénèrent, je devrais être la seule tenue pour responsable ?
Je ne me crois ni meilleure ni pire et chacun a ses petits travers. Mais dans une société qui ne fonctionne pas et où la grande majorité fonctionne de la même manière (vous voyez où je veux en venir ?), je ne suis pas certaine qu'il faille à tous les coups blâmer le vilain petit canard pour la mauvaise conduite des autres.

jeudi 17 novembre 2016

Eat. Pray. Love.

Ou le jour où j'ai vraiment compris ce que je voulais faire de ma vie.



Bon, quand même, je le savais déjà un peu hein. Mais parfois il faut pas grand chose pour que le fond fasse surface. Et quand ça vous arrive dans la tronche, c'est comme une énorme claque. Un "Bon sang mais c'est bien-sûr !" qui résonne d'un coup pour ne plus jamais s'arrêter.


Il y a quelques temps j'ai lu que certains chercheurs auraient mis au jour un "gêne du voyage". Il ne m'a pas fallu longtemps pour me dire qu'avec mes origines du nord et du sud combinées et vu mes envies, si cela est vrai, je devais sûrement l'avoir et pas qu'un peu. Car je ne vous parle pas ici d'une simple envie de voir le monde, non. Ca va bien plus loin que ça.
Je me suis souvent demandé pourquoi j'avais l'impression de ne pas être à ma place, pourquoi je sortais rarement de chez moi, pourquoi j'avais rarement envie de voir des gens, pourquoi je me réfugie plus facilement dans la fiction que dans la réalité en regardant les trains passer...
Il y a des choses que l'on cache et que l'on garde pour soi. Il y en a même que l'on garde de soi. Que l'on enfouit très profondément et que l'on ne veut pas s'avouer. Et puis un jour... cela vous bouffe tellement de l'intérieur que cela vous envahit.

Je n'ai absolument aucun ressentiment envers les gens qui me sont proches. Après tout, chacun voit et fait sa vie comme il l'entend. Je comprends que certains n'aient tout simplement pas envie. Qu'une vie "simple", sans se poser trop de questions leur suffise. Ou que d'autres aimeraient mais ne peuvent/n'y arrivent pas pour diverses raisons (comme mon père qui rêve de traverser les Etats-Unis en moto ou de skier au Canada mais qui n'ose déjà pas prendre l'avion pour une heure alors imaginez huit)... J'ai souvent espéré et attendu que les gens m'inspirent. Avec leurs beaux projets, leurs belles paroles, leurs rêves, leurs envies... car je n'avais pas le courage de prendre les décisions, ou alors je me trouvais toujours des excuses. Et puis un jour j'en ai eu marre de les écouter et de ne pas les voir faire et je me suis dit "Merde, c'est plus possible, tu vas pas passer ta vie à faire pareil. Parler, parler, parler...". Et j'ai réalisé que si l'inspiration et le courage ne venaient pas d'ailleurs, il fallait qu'ils viennent de moi, pour moi-même.

Je ne veux pas de cette vie.
Je veux mon Eat Pray Love à moi. Je veux partir. Et revenir le moins souvent possible. Je veux une vie de nomade, un truc de fou, extraordinaire, au gré de mes envies et des projets que la vie me présentera. Je veux écrire, réaliser, aider, voir, entendre, goûter, rencontrer, découvrir, partager... Je veux en prendre plein les yeux et les oreilles. Je veux une vie pleine de vieS. Je veux ETRE plus que d'avoir. Ou si je dois avoir, que ce soit des souvenirs, des images, des rires, des pleurs, des peurs, des passions...
Je veux réussir à mettre de côté ce sentiment persistant de culpabilité de laisser les gens que j'aime derrière pour vivre MA vie non plus en fonction de leur peine mais de la mienne.


Je veux être ailleurs. Chez moi. Partout. Je veux voir le monde. Je veux vivre le monde. Je veux être le monde. Et me dire, à la fin, que même si une vie ne suffit pas, elle aura quand même été bien remplie.

mercredi 27 juillet 2016

Someday.

Monday, Tuesday, Wednesday, Thursday, Friday, Saturday, Sunday...
There is no Someday.



Non. "Un jour" ne fait pas partie des jours de la semaine. "Un jour", c'est Aujourd'hui.
En période de décisions importantes, mes insomnies me reprennent. Les heures défilent plus vite que je ne le voudrais et les cigarettes aussi. Mon cerveau carbure à 300 à l'heure (à peine plus vite que le reste du temps me direz-vous) et mes nuits s'emplissent de questions et d'un besoin irrépressible d'y répondre là, tout de suite, maintenant.

Je suis devenue accro aux vidéos TEDx Talks. Et la liste de mots clés s'allonge de jour en jour. Rêve, passion, talent, dépression, solitude, gifted, dreams, life, purpose... et j'en passe. Je me sens inspirée, motivée, j'apprends des choses, j'en mets d'autres de côté, je fais le tri... Découvrir ces personnalités me fait me découvrir moi-même (un peu plus). Mais pendant que je les regarde, je ne fais rien d'autre que les regarder.
Etre inspirée, c'est bien. S'en inspirer, c'est mieux.
Alors aujourd'hui je voudrais partager avec vous une idée, comme ça, qui a fait son chemin en combinant diverses interventions (merci cerveau).




Oui. Le temps continuera avec ou sans vous. Vous ne pouvez pas l'arrêter, le créer, le modifier. Il est là.
Et vous aussi.

Après toutes ces vidéos, j'en suis arrivée à la conclusion qu'il y a bel et bien une recette pour réaliser ses rêves. "Rêver, oser, travailler, ne pas abandonner" (Xavier Dolan).
Le problème, c'est que c'est souvent l'étape entre "Rêver" et "Oser" qui coince. Cette marche de l'escalier sur laquelle on a peur de mettre le pied, ne sachant pas dans quoi on s'embarque. Mais Bibi a une idée, rappelez-vous, c'est même tout le but de cet article.

MENTIR.
Enfin, pas tout à fait. Mais un peu quand même.
  
Ouais. Un peu quand même. Du moins, au début.
M'voyez, le but c'est de se conditionner. De tromper votre propre cerveau. Quand on vous demande ce que vous faites dans la vie (ce qu'elle est chiante cette question), ne dites plus ce que vous faites mais ce que vous voulez être. Ce truc qui vous anime, que vous crevez d'envie de faire et que vous regretterez toute votre vie si vous ne vous lancez pas "aujourd'hui" (on a dit qu'on rayait "un jour" de la liste de votre vocabulaire). Et j'insiste bien au passage sur Etre et non Faire. Faire, on s'en fout. Tout le monde peut faire quelque chose. Etre, c'est autre chose. Une chose qu'on ressent au fond de soi, qu'on ne sait pas expliquer. Une incarnation, un besoin, un truc viscéral. Etre, c'est répondre à la question Pourquoi avant de répondre à Comment et Quoi. On EST. "Je suis guitariste" en dit plus sur vous que "Je fais de la guitare". N'importe qui avec une guitare plus ou moins accordée, une oreille à peu près musicale et quelques doigts peut gratter 3 accords sur des cordes. Voilà pour l'exemple.

Maintenant pour la suite.
Si vous n'avez jamais suivi votre rêve et que vous vous sentez frustré au quotidien à cause de ça, c'est que vous vous mentez à vous-même (et aux autres par la même occasion, en cachant ce que vous êtes) depuis des années. Pour de mauvaises raisons. Vous ne serez jamais pleinement heureux en suivant une voie qui ne vous convient pas (ou moins). Alors, quitte à mentir, autant le faire pour de bonnes raisons. Et c'est bien là que réside toute l'astuce.
Jusqu'à hier, quand vous parliez de ce que vous faites et non de ce que vous êtes, votre interlocuteur ne devait pas voir souvent cette petite flamme de la passion animer votre regard. Au contraire. Il y a toujours cette petite voix à l'intérieure, à la fin de la réponse, qui nous dit "mais si je pouvais, je ferai autre chose".
Alors à partir d'aujourd'hui, MENTEZ. Le but n'est pas de convaincre à tout prix les autres mais de vous convaincre vous-même. Vous voulez devenir astrophysicien ? Dites que vous êtes en formation pour. Vous voulez devenir chanteur ? Dites que vous l'êtes. Bref, inventez quelque chose en rapport avec ce rêve (oui, il faut le faire avec tout le monde, ceux qui vous connaissent seront peut-être surpris quand ils vous demanderont "alors, qu'est ce tu fais en ce moment ?" mais passées les 90 secondes qu'il faut pour digérer l'information, ils vous poseront des questions bien plus intéressantes).

Voilà, vous avez osé.
Aux yeux du monde, vous êtes ce que vous vouliez être.

Et sans le savoir, vous avez peut-être déjà mis en branle votre destin. Concrétiser un rêve c'est aussi savoir s'entourer des bonnes relations, des gens qui vous soutiendront dans vos démarches NoMatterWhat et cet ami à qui vous n'aviez jamais osé en parler vous présentera peut-être la semaine prochaine LA personne qui changera votre vie, ce dont il n'aurait jamais eu l'idée si vous n'aviez pas abordé le sujet.

Ce qui nous amène à "Travailler" et "Ne pas abandonner". Parce qu'à partir de maintenant, seulement deux choix s'offrent à vous. La petite voix intérieure qui avant vous disait "Si je pouvais, je ferai autre chose" va à présent vous dire "Qu'est ce que je vais bien pouvoir leur raconter la prochaine fois que je vais les croiser ?". Soit vous Travaillez pour faire en sorte que ça arrive vraiment et ne pas avoir à mentir la fois suivante et vous vous forcez vous-même à vous mettre en mouvement, soit vous vous dites "Bon, c'était bien marrant ses conneries à l'autre là mais faudrait voir à redevenir sérieux" et vous décidez d'arrêter là l'expérience.
La troisième option c'est que vous allez continuer de mentir pendant quelques temps avant de réussir à vous convaincre vous-même que vous pouvez le faire. Et dans ce cas, j'espère que vous êtes assez calé sur votre sujet pour tenir la distance (en espérant pour vous qu'elle ne soit pas trop longue tout de même) parce qu'inventer quelque chose de nouveau à chaque fois va vous demander beaucoup d'imagination, de connaissances et de mémoire. Ce serait bête de vous griller tout seul pour un détail oublié qui vous paraissait pourtant si insignifiant.

Et ce serait surtout encore plus bête de gâcher votre énergie à mentir trop longtemps au lieu de la mettre au service de la réalisation réelle de votre rêve.
Alors Rêvez, osez, travaillez et n'abandonnez jamais.


Je suis une Virgule,
et je suis Auteure-Réalisatrice.