mardi 7 juillet 2015

Ekri moua 1 teksto.

"Moi un texto".
Non, c'était pas ça ? Mince, euh... Attendez. Je réfléchis deux minutes et on y revient. Ou alors je ne sais plus lire. Enfin, j'essaie de déchiffrer, quand j'y arrive. Parce que la plupart du temps, j'abandonne avant d'arriver au bout.

Revenons quelques années en arrière, si vous le voulez bien.
Fin des années 90, début des années 2000, le téléphone portable entre dans les foyers français. Comme pour internet, les forfaits ne sont clairement pas avantageux. Limités en temps, en caractères, en nombre d'appels et de SMS, il nous a fallu trouver des subterfuges pour en profiter le plus possible en payant le moins possible. Je me souviens encore de mon vieux Nokia et de ses cartes de rechargement Itineris (non, je vous rassure, je vous capte très bien en ce moment) que j'allais chercher au bureau de tabac.
J'étais une vraie pro en écriture de textos, pas besoin de regarder le clavier, ça se faisait tout seul et je pouvais même vous taper la discut' en même temps. Alors bien-sûr, moi aussi je m'y suis mise à ce fameux "langage sms", pas le choix. Mais heureusement pour nous, tout ceci s'est rapidement démocratisé et tout le monde (ou presque) maintenant a la chance d'avoir un forfait illimité pour tout : appels/sms/internet, bref, la totale.

Ce qui m'amène à ceci : je n'ai jamais réellement compris pourquoi ce langage, impossible pour moi à décrypter à l'heure actuelle tellement les gens imaginent d'orthographes possibles pour des mots pourtant si simples, est encore utilisé de nos jours. Et je n'accepterai pas, mais alors pas du tout l'excuse de "Mé tu kompren ri1, sa fé gagné du tem". Quand on écrit "sa" au lieu de "ça", je vois bien qu'il y a une lacune niveau possessif-démonstratif, mais gagner du temps, non vraiment, je ne vois pas. S'il était encore question de devoir faire attention au nombre de caractères d'un message (excepté Twitter), de devoir faire ça vite parce que la connexion coûte cher ou une quelconque autre raison, passe encore. Mais, sérieusement, vous vous en servez encore d'excuse ? Il n'y a que vous pour croire que c'est valable.

Et dans ces cas là, je me dis "Mais que font les parents ?", et que fait l’Éducation Nationale ? Eh bah, ils font la même chose, tiens ! Tu crois quand même pas que les gamins ont découvert ça tout seuls, ils sont nés avec un forfait illimité dans les mains ! C'est juste convenient comme disent les anglo-saxons. Ça les arrange bien, quoi. A tel point qu'il a même été proposé à un moment d'accepter en partie le langage sms à l'école car les gamins avaient de trop mauvaises notes à cause de leur façon d'écrire. J'ai pensé, en cet instant, que la France avait vraiment touché le fond. Heureusement pour nous, cela n'a jamais été plus loin que la proposition.

Finalement, le langage sms n'est utile qu'à ceux qui ne savent pas écrire français : sa cache lé fotes.

3 commentaires:

  1. bah ouais ma bon' dam'. Vu le temps que cela m'a pris pour réfléchir à cette écriture, j'aurais taper plus vite ben oui ma bonne dame

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  2. Rhoo ta fé 1 fote ! C "oué", pa "ouais" !

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  3. Le clin d'oeil à mission Cléopâtre c'était obligé !

    En fait il faudrait que tu fasses un copy & past de ton article et que tu le publie dans le ciel BORDEL ! j'ai tellement envie de gifler toute une génération d'un seul coup de DICOOOO !!

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