jeudi 25 juin 2015

Françaises, Français.

Je vous ai...

Non, je ne vous comprend plus. Ou plutôt : je vous comprend trop bien et c'est ce qui me fait peur. Je ne sais plus dans quel pays je vis et pourtant les gens ne changent pas. C'est peut être là qu'est justement le problème.

Je ne supporte plus cet air supérieur que l'on veut bien se donner tout en se plaignant de tout, tout le temps, comme si c'était toujours aux autres de faire le boulot. Finalement, il y a pire que la procrastination, il y a cette manie insupportable de dire "A quoi ça sert que je le fasse si personne d'autre ne le fait ?" qui nous pousse à ne rien faire du tout. Même pas demain, même pas dans un mois, jamais, sans pour autant remettre en question nos douces plaintes perpétuelles.

La France se prend trop au sérieux. Il y a une phrase qui dit : "Ne rêve pas ta vie mais vis tes rêves". En France ce serait plutôt "Oublie tes rêves et s'il te plait, s'il te plaît, sois un gentil petit mouton normal."

"Je suis Charlie" a du plomb dans l'aile, les Taxis fracassent les Ubers, le Gouvernement passe des réformes en force, le Vote obligatoire est remis sur la table, le chômage augmente, le niveau de vie baisse, les marchands de sommeil arnaquent toujours plus, des rêves et des projets sont brisés dans l’œuf, les syndicats foutent le bordel, les grévistes sont dans la rue...
Les sondages annoncent continuellement que les Français ne croient plus en leurs politiques et pourtant, dans un paradoxe que je ne m'explique pas bien, ils attendent que le Gouvernement fasse tout à leur place.
Ah mais non, bien sûr, excusez moi... je n'avais pas compris que c'était pour avoir d'autres bonnes raisons de se plaindre par la suite.

Quand va-t-on enfin se réveiller et comprendre que s'ils ne nous écoutent pas, il arrivera bien un moment où il faudra les forcer à nous écouter ?
Mais encore une fois... Si personne ne le fait, pourquoi le ferais-je ?

samedi 20 juin 2015

Films de Femmes.

Cette catégorie à part du Cinéma.

Je ne suis certainement pas là pour jeter la pierre. Mais quand même, un petit pavé dans la mare de temps en temps, ça ne fait de mal à personne et ça libère d'un certain poids.

Je ne sais pas si je suis féministe. En tout cas pas au sens où les gens l'entendent en général, ça, c'est bien certain. A tel point d'ailleurs que parfois, je dois l'avouer, mon cœur balance. Et quand il s'agit de Cinéma, c'est encore pire : je ne me contrôle plus.
Il y a quelques temps, suite au Festival de Cannes, des Réalisatrices on été questionnées à propos du  machisme et de la place des femmes dans le milieu du Cinéma. Certaines n'en ont pas trop fait les frais, d'autres le vivent bien et assument et d'autres encore se proclament féministes pour faire "bouger les choses". Alors j'ai fini par me demander...

Et si, finalement, la place que les femmes occupent dans le Cinéma n'était que le résultat de la place qu'elles veulent bien se donner ?
Vous savez, comme cette fameuse phrase qui dit qu'on a que l'amour qu'on pense mériter, etc...

Revenons en maintenant à nos Réalisatrices, car c'est le sujet qui m'intéresse ici et que c'est aussi le plus parlant. Après un rapide tour des films français réalisés par des femmes ces dernières années, un triste constat s'offre à moi, résumé très simplement par deux petits mots : Comédie et Drame. Non pas qu'on fasse beaucoup plus dans le Cinéma Français en général, je vous l'accorde grandement, mais quand même, les hommes s'essaient parfois à des petites fantaisies de Genre. Et une autre question se pose alors : en sachant à quel point il est compliqué, en France, d'obtenir un financement pour autre chose, la profession bloque-t-elle encore plus les femmes qui voudraient tenter l'aventure ou bien tout simplement, ne sont-elles pas intéressées ? J'aimerais très sérieusement avoir une réponse un jour car cela me turlupine beaucoup.
Cela me turlupine parce que... bon, si on part du principe qu'elles aimeraient bien mais qu'on leur met des bâtons dans les roues, ce n'est pas de leur faute et en ce cas, la suite n'a pas d'intérêt. Mais par contre, si aucune d'elles n'en a réellement l'envie et qu'elles continuent à dire "Oui, Films de femmes, je vois pas pourquoi on appelle ça comme ça, c'est pas normal, nanani nanana...", là je dis Stop. On ne peut décemment pas se plaindre de quelque chose que l'on provoque. Si elles se cantonnent encore et toujours aux Drames et aux Comédies alors je plussoie : oui, ce sont des Films de Femmes. Certes les hommes en font aussi mais personnellement, je note une très nette différence. Le traitement n'est pas la même, c'est souvent très psycho-social, parfois cliché et le pire de tous : déjà-vu. Aussi longtemps qu'on aura droit qu'à ça, l'étiquette les poursuivra.

Je ne voudrais pas qu'on prenne ce que je dis dans le mauvais sens, elles ont au moins le mérite de faire ce qu'elles veulent et de dire ce qu'elles ont à dire. Mais sérieusement, on pourrait pas un peu se renouveler ? Juste un peu, comme ça, un jour. Allez, on essaie, je vous jure le changement ça mord pas.

vendredi 19 juin 2015

Procrastiner.

Ce terme tout moche qui en fait veut simplement dire que votre mot préféré/détesté n'est autre que : demain. 


Aaaah, la procrastination... cet art qui nous aide à toujours tout remettre à plus tard. N'est-ce pas magique ? Maintenant, quand on vous dira "Arrête de glander", vous pourrez répondre "Je ne glande pas, je procrastine". Oui, c'est barbare, mais c'est plus classe.

Souvent surnommés "les retardataires chroniques" et contrairement à ce que l'on pourrait croire, les procrastinateurs ne sont pas des gens qui ne font rien, bien au contraire. Le problème en lui-même n'étant pas de faire quelque chose tout court mais bel et bien quelque chose d'obligatoire dans un délai imparti, ils sont champions dans l'art de se rappeler qu'ils ont oublié ci ou ça et tous les prétextes deviennent bons pour faire autre chose que ce qu'ils ont à faire. Et d'ailleurs, pour en revenir au "glandage" de l'introduction, se poser des questions existentielles et réfléchir sur la vie au moment le plus inapproprié en fait également partie car ne rien faire conduit souvent à laisser son cerveau vagabonder...

Certaines personnes le vivent bien, elles en ont même fait leur mode de fonctionnement car l'urgence les rend plus productives.
D'autres, en revanche (et c'est sur ceux là que je souhaite attirer votre attention) se laissent happer par  un rythme dans lequel ils s'embourbent et bien souvent, la dépression n'est pas loin (voire même déjà là). Si vous connaissez des gens dans ce cas, vouloir les forcer à faire les choses ne fera que les enfermer un peu plus dans leur mal-être. Alors aidez les, vous ne pourrez que leur rendre service.


Sur ce, je vais aller me coucher. Et pour le reste... On verra demain.

lundi 8 juin 2015

No Kid-ding.

Une question me traverse l'esprit de plus en plus souvent depuis quelques temps. Et comme je n'aime pas tellement les questions sans réponses, j'ai cherché, cherché et encore cherché. Au fond de moi, sur la toile, à la télé, bref, partout où je pensais pouvoir trouver quelque chose.
D'après ce que j'ai pu lire et voir, et en y réfléchissant réellement moi même, le sujet reste encore très tabou et les idées reçues peuvent parfois être d'une violence sans nom.

Avoir ou non des enfants ?

J'ai commencé à y penser le jour où j'ai réalisé qu'ayant seulement quelques mois d'écart avec ma meilleure amie, je ne suivais absolument pas le même chemin qu'elle. Elle, c'est Maison-Mariage-Enfants, alors que je serais plutôt Voyages-NoWayMariage-Enf...quoi?. Non pas que la différence me dérange (oserais-je même dire "au contraire" ?) mais il arrive un moment dans la vie où on commence à se demander où on sera dans quelques années et quand j'essaie de visualiser les choses, je ne vois pas d'enfant dans le tableau (un petit calembour rapide me permettrait même d'aller jusqu'à dire que je ne peux pas les voir en peinture, ha-ha.) Non, je n'en vois pas.

C'est marrant de réaliser que jusqu'alors je ne m'étais même pas demandé si j'en aurais ou pas, cela paraissait naturel et dans l'ordre des choses, pas le genre de questions qu'on se pose quoi. Et puis finalement, quand on y pense vraiment... Pourquoi ?

Au gré de mes recherches sur le sujet, j'ai lu un sondage datant d'il y a quelques années et parlant de ce que représente un enfant aux yeux des gens qui en ont et ce qu'ils pensent de ceux qui n'en ont pas. Il en ressort que les parents estiment qu'un enfant apporte de l'amour, de la joie, permet de ne pas vieillir seul (et j'en passe) et que les non-parents ne sont donc que des égoïstes incapables d'aimer et d'accepter de prendre des responsabilités et qu'ils ne pensent pas aux pauvres couples qui ne peuvent pas en avoir.
Je ne sais pas si mon esprit si critique me fait voir les choses autrement mais leurs réponses me laissent un goût amer car les seuls égoïstes que je vois dans l'histoire, ce sont eux.
Qu'on ne vienne pas me parler d'instinct maternel/paternel quand on sait que l'homme est sûrement le seul animal sur Terre qui n'en a absolument aucun. Tout s'apprend. Et si cela s'apprend, ce n'est pas inné. Et si ce n'est pas inné, ce n'est pas un instinct. Qu'on me raconte que c'est naturel d'aimer, de s'occuper et de protéger ses enfants pour la plus part des gens, à la rigueur, je peux l'accepter; et encore, avec un énorme bémol, car quand on voit comment certains parents traitent leurs enfants, on se dit qu'ils auraient mieux fait de ne pas en avoir... (d'ailleurs, dans ces cas là, ça ne choque personne de le dire ouvertement, mais quand c'est un choix, bizarrement, c'est une autre histoire). Il ne faut pas se mentir : le seul instinct que l'on ait réellement, c'est celui de faire des enfants, précédés par des milliers d'années d'évolution qui nous poussent à continuer de perpétuer notre race. Le voilà ce foutu instinct maternel/paternel : faire des gosses juste pour faire des gosses parce que c'est comme ça que la société avance (ou pas d'ailleurs). Le seul point qui me console un peu c'est que les études montrent que les couples attendent de plus en plus avant de faire des enfants, ils réfléchissent au "bon moment"; et c'est pas plus mal, au lieu de se jeter à corps perdu dans la procréation simplement parce qu'il faut le faire.

De l'autre côté, les No-Kid (ou Childfree) font une réponse qui me plaît beaucoup : "On ne vous demande pas pourquoi vous avez voulu avoir des enfants alors ne nous demandez pas pourquoi nous n'en voulons pas".
Si l'on regarde les chiffres, on constate que la majorité des personnes qui ne veulent pas d'enfants sont souvent celles qui ont fait de hautes études. Attention, cela ne dit pas qu'ils sont forcément plus intelligents que les autres, mais cela amène quand même à se demander si cet enseignement plus poussé ne les a pas ouverts à de nouvelles façons de penser et concevoir la vie.

Si je me pose cette question très sérieusement c'est aussi parce que je pense au futur que je ne serais plus là pour voir et qui, je dois l'avouer, m'obsède un peu. Je regarde le monde aujourd'hui et je ne peux m'empêcher de me dire que nous allons droit dans le mur. Google nous annonce un projet de recherches qui pourrait allonger considérablement l'espérance de vie humaine. Mais que se passera-t-il quand nous serons 10 milliards à vivre plus de 100 ans alors que nous ne sommes même pas capables de permettre à 7 milliards d'âmes de vivre correctement pendant seulement 68 ans ?

samedi 9 mai 2015

Je vais encore me faire des amis.

Hier, j'ai regardé le Replay de On n'est pas couché car samedi dernier je n'ai eu l'occasion de voir que la fin et moi, ce qui me plait le plus dans cette émission finalement, c'est l'invité politique. Pas que je me fous du reste, non, mais quand même. Quoique pour le coup, Caroline Fourest ne m'a pas non plus laissée sur ma faim niveau Connerie. Et la semaine dernière, l'invitée politique était Elisa Di Méo, candidate sortante du PS à la mairie de Fréjus, ville maintenant Front National.

Je dois vous l'avouer, moi qui suis d'habitude plutôt d'accord avec Léa Salamé, me disant qu'Aymeric Caron a plutôt tendance à chercher la petite bête à côté du sujet au lieu de poser des questions de fond, cette semaine, eh bien c'est le contraire. J'ai été très déçue de voir notre chère Léa en arriver à la conclusion simpliste "Interdisez le Front National" et agréablement surprise d'entendre, à l'inverse, notre Aymeric clamer que justement, cette montée du FN devrait pousser les autres partis à se bouger un peu les miches pas contre le FN, mais pour analyser pourquoi et comment ils en sont arrivés là et surtout quoi proposer aux gens pour leur montrer qu'on s'en tape pas de leur tronche. En gros.


Pour remettre les choses tout de suite dans leur contexte, sachez que je suis une très mauvaise citoyenne puisque, à bientôt 30 ans, je n'ai jamais voté et pire, je ne suis même pas inscrite sur les listes électorales. La Politique politicienne qui pourrit notre pays depuis déjà plusieurs années me passe complètement au dessus de la tête, je n'en ai strictement rien à faire et aussi longtemps que ces gamineries et cette peopolisation de la vie politique continueront, je m'en contreficherai tous les jours un peu plus et qu'on se le dise, ça ne me dérange absolument pas. Quel que soit le parti, depuis dix ans, je n'en vois pas un pour rattraper l'autre et surtout aucun pour prendre de véritables décisions. La France est en ce moment une grande plaie béante qui mériterait un traitement de fond et des points de suture sur laquelle le Gouvernement n'est qu'un tout petit pansement ridicule. Voilà donc pourquoi j'ai du mal à comprendre que Léa Salamé n'ait rien de plus intéressant à dire que "Alors interdisez le FN". En fait, j'en ai marre de ces journalistes qui ne prennent que ce qu'ils veulent dans les réponses des gens sans se donner la peine d'écouter ce qu'ils ont vraiment à dire.

Le 24 avril, Frédéric Taddeï animait le débat "Accueillir toute la misère du monde ?" dans son émission Ce soir (ou jamais !) et il était question d'ouverture et de fermeture des frontières, de l'Afrique, des migrants, etc. et l'un des invités (je ne saurais plus vous dire lequel) a eu une phrase qui m'a fait penser à une autre émission sur laquelle je suis tombée totalement par hasard un jour en zappant. Marine Le Pen était invitée à répondre à des questions posées par des jeunes assis avec elle sur le plateau et j'ai pu assister au parfait exemple de ce que je vous disais plus haut. Cette "chère" Marine, donc, a répondu à une jeune fille d'origine africaine qui racontait avoir un diplôme d'ingénieur, qu'elle était très heureuse pour elle mais qu'elle serait plus utile dans son pays. J'en entends déjà d'ici faire "Booouh, vilaine Marine". Mais si vous vous contentiez de ça, vous n'iriez pas plus loin dans la réflexion que ce pauvre journaliste qui n'a rien trouvé de mieux à répondre que "En gros, vous lui dites que vous ne voulez pas d'elle et qu'elle ferait mieux de partir". Ma première réaction a été "Mais quel gros con. Et sinon, en tant que journaliste, tu peux écouter vraiment ce qu'on te dit et te mettre à réfléchir un peu tout seul aussi ou pas ?". Ce raccourci m'a hérissé le poil et maintenant je vous entends d'avance me huer en lisant la phrase qui suit : elle a raison. Oui, je le redis : elle a raison (enfin pas pour cette jeune fille en particulier puisqu'elle devait avoir la vingtaine donc on est d'accord que son "pays", comme dit Marine, c'est la France, pas de discussion possible là dessus). Et juste pour être sûre qu'on soit bien sur la même longueur d'ondes, ça aurait été n'importe qui à la place de Marine Le Pen ça aurait été pareil, je me fous royalement de savoir de quel parti viennent les idées et les propositions. Mais toujours est il que l'Afrique est à l'heure actuelle le pays avec le plus fort taux de croissance annuel : 20%, quand nous avons du mal à dépasser un seul malheureux petit pourcent. La mondialisation est en marche, qu'on le veuille ou non et il va bien falloir se décider un jour ou l'autre à ouvrir complètement nos frontières pour que des gens qui ont envie d'aider au développement de leur pays ne se retrouvent pas entassés dans des embarcations de fortune pour finir noyés dans la Méditerranée et qu'une fois sur notre sol, ils puissent apprendre et s'enrichir afin de rentrer librement chez eux et dispenser le savoir et les compétences qu'ils auront accumulé sans rien enlever à leurs pays d'accueil, bien au contraire. Car le meilleur moyen de limiter l'immigration n'est il pas de les aider à mieux vivre chez eux ? Et quand bien même nous laisserions ces histoires d'immigration de côté : n'est il pas tout simplement normal que chacun puisse avoir la chance de se sentir bien dans son propre pays ?
Pour être totalement honnête avec vous : le Front National en lui même ne me fait absolument pas peur. Ce qui me fait peur, par contre, c'est de constater avec quelle véhémence les autres partis se font un plaisir de gaspiller leur énergie à vouloir descendre le FN plutôt qu'à essayer de trouver des solutions pour revaloriser le leur. Dans toutes les sociétés il y a du bon dans les extrêmes : pousser ceux du milieu à se remettre en question et à prendre du recul sur leurs propres convictions.

Et j'espère que ces quelques lignes vous auront aidé à faire de même.