Une question me traverse l'esprit de plus en plus souvent depuis quelques temps. Et comme je n'aime pas tellement les questions sans réponses, j'ai cherché, cherché et encore cherché. Au fond de moi, sur la toile, à la télé, bref, partout où je pensais pouvoir trouver quelque chose.
D'après ce que j'ai pu lire et voir, et en y réfléchissant réellement moi même, le sujet reste encore très tabou et les idées reçues peuvent parfois être d'une violence sans nom.
Avoir ou non des enfants ?
D'après ce que j'ai pu lire et voir, et en y réfléchissant réellement moi même, le sujet reste encore très tabou et les idées reçues peuvent parfois être d'une violence sans nom.
Avoir ou non des enfants ?
J'ai commencé à y penser le jour où j'ai réalisé qu'ayant seulement quelques mois d'écart avec ma meilleure amie, je ne suivais absolument pas le même chemin qu'elle. Elle, c'est Maison-Mariage-Enfants, alors que je serais plutôt Voyages-NoWayMariage-Enf...quoi?. Non pas que la différence me dérange (oserais-je même dire "au contraire" ?) mais il arrive un moment dans la vie où on commence à se demander où on sera dans quelques années et quand j'essaie de visualiser les choses, je ne vois pas d'enfant dans le tableau (un petit calembour rapide me permettrait même d'aller jusqu'à dire que je ne peux pas les voir en peinture, ha-ha.) Non, je n'en vois pas.
C'est marrant de réaliser que jusqu'alors je ne m'étais même pas demandé si j'en aurais ou pas, cela paraissait naturel et dans l'ordre des choses, pas le genre de questions qu'on se pose quoi. Et puis finalement, quand on y pense vraiment... Pourquoi ?
Au gré de mes recherches sur le sujet, j'ai lu un sondage datant d'il y a quelques années et parlant de ce que représente un enfant aux yeux des gens qui en ont et ce qu'ils pensent de ceux qui n'en ont pas. Il en ressort que les parents estiment qu'un enfant apporte de l'amour, de la joie, permet de ne pas vieillir seul (et j'en passe) et que les non-parents ne sont donc que des égoïstes incapables d'aimer et d'accepter de prendre des responsabilités et qu'ils ne pensent pas aux pauvres couples qui ne peuvent pas en avoir.
Je ne sais pas si mon esprit si critique me fait voir les choses autrement mais leurs réponses me laissent un goût amer car les seuls égoïstes que je vois dans l'histoire, ce sont eux.
Qu'on ne vienne pas me parler d'instinct maternel/paternel quand on sait que l'homme est sûrement le seul animal sur Terre qui n'en a absolument aucun. Tout s'apprend. Et si cela s'apprend, ce n'est pas inné. Et si ce n'est pas inné, ce n'est pas un instinct. Qu'on me raconte que c'est naturel d'aimer, de s'occuper et de protéger ses enfants pour la plus part des gens, à la rigueur, je peux l'accepter; et encore, avec un énorme bémol, car quand on voit comment certains parents traitent leurs enfants, on se dit qu'ils auraient mieux fait de ne pas en avoir... (d'ailleurs, dans ces cas là, ça ne choque personne de le dire ouvertement, mais quand c'est un choix, bizarrement, c'est une autre histoire). Il ne faut pas se mentir : le seul instinct que l'on ait réellement, c'est celui de faire des enfants, précédés par des milliers d'années d'évolution qui nous poussent à continuer de perpétuer notre race. Le voilà ce foutu instinct maternel/paternel : faire des gosses juste pour faire des gosses parce que c'est comme ça que la société avance (ou pas d'ailleurs). Le seul point qui me console un peu c'est que les études montrent que les couples attendent de plus en plus avant de faire des enfants, ils réfléchissent au "bon moment"; et c'est pas plus mal, au lieu de se jeter à corps perdu dans la procréation simplement parce qu'il faut le faire.
Qu'on ne vienne pas me parler d'instinct maternel/paternel quand on sait que l'homme est sûrement le seul animal sur Terre qui n'en a absolument aucun. Tout s'apprend. Et si cela s'apprend, ce n'est pas inné. Et si ce n'est pas inné, ce n'est pas un instinct. Qu'on me raconte que c'est naturel d'aimer, de s'occuper et de protéger ses enfants pour la plus part des gens, à la rigueur, je peux l'accepter; et encore, avec un énorme bémol, car quand on voit comment certains parents traitent leurs enfants, on se dit qu'ils auraient mieux fait de ne pas en avoir... (d'ailleurs, dans ces cas là, ça ne choque personne de le dire ouvertement, mais quand c'est un choix, bizarrement, c'est une autre histoire). Il ne faut pas se mentir : le seul instinct que l'on ait réellement, c'est celui de faire des enfants, précédés par des milliers d'années d'évolution qui nous poussent à continuer de perpétuer notre race. Le voilà ce foutu instinct maternel/paternel : faire des gosses juste pour faire des gosses parce que c'est comme ça que la société avance (ou pas d'ailleurs). Le seul point qui me console un peu c'est que les études montrent que les couples attendent de plus en plus avant de faire des enfants, ils réfléchissent au "bon moment"; et c'est pas plus mal, au lieu de se jeter à corps perdu dans la procréation simplement parce qu'il faut le faire.
De l'autre côté, les No-Kid (ou Childfree) font une réponse qui me plaît beaucoup : "On ne vous demande pas pourquoi vous avez voulu avoir des enfants alors ne nous demandez pas pourquoi nous n'en voulons pas".
Si l'on regarde les chiffres, on constate que la majorité des personnes qui ne veulent pas d'enfants sont souvent celles qui ont fait de hautes études. Attention, cela ne dit pas qu'ils sont forcément plus intelligents que les autres, mais cela amène quand même à se demander si cet enseignement plus poussé ne les a pas ouverts à de nouvelles façons de penser et concevoir la vie.
Si je me pose cette question très sérieusement c'est aussi parce que je pense au futur que je ne serais plus là pour voir et qui, je dois l'avouer, m'obsède un peu. Je regarde le monde aujourd'hui et je ne peux m'empêcher de me dire que nous allons droit dans le mur. Google nous annonce un projet de recherches qui pourrait allonger considérablement l'espérance de vie humaine. Mais que se passera-t-il quand nous serons 10 milliards à vivre plus de 100 ans alors que nous ne sommes même pas capables de permettre à 7 milliards d'âmes de vivre correctement pendant seulement 68 ans ?
Bon article :D
RépondreSupprimerLes chiffres de fin sont biaisés, l'espérance de vie n'est pas optimale partout, loin de là (guerres, maladies et famines aidantes), même si l'idée est là.
J'ai lu une fois quelqu'un qui disait "je sais pas ce que je ferais sans mes enfants ... puis en fait je sais, pleins de choses, vraiment pleins de choses".
Je ne suis pas du tout dans cette dynamique faireunenfantc'estchoupi non plus, j'ai été aidé par une famille pas enviable. Rien de grave, juste de quoi blaser de la vie de famille, et comme je n'ai pas l'égo de croire que je ferais mieux, ce sera sans moi.
Merci beaucoup !
RépondreSupprimerJ'ai justement essayé de trouver une espérance de vie moyenne "mondiale" dirons nous et c'est 68 ans qui est ressorti mais ce n'est pas évident, surtout avec les événements récents...
Les gens parlent de ce qu'ils feraient s'ils n'avaient pas d'enfants comme de ce qu'ils feraient s'ils gagnaient au loto, c'est une espèce de fantasme quelque part... mais j'ai aussi entendu des femmes dire que si c'était à refaire, elles n'en auraient pas. Quand on décide de ne pas en avoir on entend souvent "tu changeras d'avis" ou "tu le regretteras" mais quid des gens qui en ont et qui ne peuvent changer d'avis et le regrettent ? C'est "pire" non ?
De toutes façons.. pour le nombres de fois qu'on en a discuté... Les enfants vont (OU PAS) avec la vie que tu veux avoir plus tard.
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