jeudi 4 décembre 2014

Time... is it time ?

Dans la vie, je pense qu'il y a deux catégories de personnes : celles qui regardent le temps qui passe en pensant à celui qu'elles ont encore, et celles qui regardent le temps qui passent en pensant à celui déjà passé.
Dans les deux cas, le temps fait peur. Non pas le temps lui-même (quoique) mais le fait qu'il nous rappelle constamment qu'au bout, la mort est inévitable. Et pas seulement notre mort mais la mort en général. Toute chose est vouée à mourir à un moment ou à un autre. Même votre superbe SmartPhone tout neuf que vous venez d'acheter 600€ et qui vous lâchera forcément quand vous vous y attendrez le moins. Parce que qu'est ce que la technologie sans obsolescence programmée ? Alors que pendant ce temps là, dans l'espace, on envoie des sondes et des satellites qui dureront des dizaines d'années, si ce n'est plus.

Mais je m'égare. Le temps.
Il est tour à tour notre ami et notre ennemi. Parfois on s'ennuie parce qu'on en a trop et d'autres fois on voudrait que les journées durent 48h. Mais pourquoi les journées ne dureraient-elles pas 48h ? Parce que qu'est ce que le temps au fond ? Il n'est ni visible, ni palpable, ni même immuable. Il n'est pas le même ici qu'à l'autre bout de la galaxie et, selon Einstein et sa théorie de la relativité, il n'est même pas exactement le même pour vous que pour moi. Le temps a son propre temps.

Pour nous, modestes Terriens, le temps n'est rien de plus qu'une série de chiffres et de nombres qui permettent de quantifier un cycle qui se répète : la Terre tourne, le soleil se lève, le soleil se couche et on recommence. Wouhou, une journée de passée.
Mais sa seule explication scientifique ne suffit pas. Le temps a aussi une dimension philosophique : que vais-je faire du temps qui m'est donné ? On en revient donc aux deux catégories de personnes du début de notre article.
Personnellement, je pense qu'il vaudrait mieux s'en foutre. Car à trop y penser, dans un sens ou dans l'autre, on se pourrit la vie. Mais ça bien sûr, c'est impossible. En plus, il y a des périodes dans une vie où on y pense plus qu'à d'autres. Mais alors qu'est ce qui fait qu'on est ou plus l'un ou plus l'autre ? Notre caractère ? Nos expériences ? Nos envies ? Un peu tout ça à la fois et bien plus encore ? Difficile à dire.
De mon point de vue de presque trentenaire qui se réveille un peu sur le tard, je dirais que oui, c'est un peu tout ça. De ce que nous sommes découle nos envies et la façon dont on va gérer les expériences que la vie nous proposera (j'avais pensé à "infligera" mais le terme est un peu fort, quoique pour certaines personnes se soit effectivement parfois plus une punition qu'autre chose...) afin d'avancer et en même temps, tout cela fait de nous ce que nous sommes.
Personnellement, je fais plutôt partie de la catégorie "temps passé". Bien que, quand je me regarde dans le miroir et que je commence à me dire "Quand je pense qu'il me reste tant d'années et que je repense à toutes celles que j'ai déjà gâché...", je réalise que finalement, tout n'est pas perdu. Car oui, de mon humble avis, il vaut mieux regarder devant que derrière, même si ce n'est pas facile quand on s'est raccroché au passé depuis tant d'années.
Ce qui est paradoxal dans cette histoire c'est que je suis passionnée par la Futurologie et par ce que l'avenir nous apportera mais absolument pas par le mien. Je me demande rarement où je serai ou ce que je ferai dans dix ans. Je sais bien que je serai quelque part et je me prends parfois à rêver mais cela ne détermine absolument pas ce que je fais aujourd'hui. Pourtant mon ambition est grande (très grande même) mais je réalise qu'elle me dépasse, elle n'implique pas que moi. Ce qui rend la tâche d'autant plus compliquée.

On aurait tendance à dire que ceux qui regardent vers le passé fuient l'avenir et vice-versa mais, comme chacun le sait, "on" est un con et je ne crois pas que ce soit si simple que ça. Il n'y a pas que des nostalgiques d'une autre époque et des fous furieux ambitieux. Le tout est de savoir si oui ou non on fuit quelque chose. Comprendre les choses mène au changement, qu'il soit bon ou mauvais et c'est justement souvent ce changement que l'on fuit. Quand on a connu la facilité et que, les années passant, les choses deviennent plus difficiles, on se tourne vers ce temps où les efforts ne faisaient pas encore partie de notre lot quotidien. A contrario, quand les temps passés ont apporté difficulté et souffrance, on aspire à un avenir meilleur (enfin pas toujours me direz vous...).

Voyant les choses sous cet angle, il devient plus facile de concevoir qu'il vaut mieux regarder vers l'avenir plutôt que vers le passé. Avoir peur de l'avenir nous empêche de faire bon nombre de choses. Je pense d'ailleurs que "la peur de l'avenir" est en réalité "la peur de l'échec" et encore plus quand ce que nous voulons faire nous tient particulièrement à cœur. Il est plus difficile de gérer un échec (et donc la suite, l'avenir) quand on se rate sur un projet dont la réussite nous aurait tant apporté. Si on pousse encore plus loin, on peut même estimer que si la chose en question n'est pas tellement importante, on ne le considère pas vraiment comme un échec mais plutôt comme un simple "ratage".
Mais le Temps n'est qu'un concept et la suite ne dépend que de vous. Quoi que vous fassiez il continuera d'avancer avec ou sans vous car le présent n'existe pas. Le temps que vous lisiez ces mots le présent est déjà passé et vous êtes dans le futur par rapport au moment où vous avez commencé à les lire.

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