lundi 24 novembre 2014

Mouton ? Non, Besson.

Bonsoir à tous !
Je suis de retour de ma petite aventure éloignée de toute civilisation et l'actualité de ces derniers jours me donne un sacré coup de main quant au sujet de ce nouvel article. Je voulais en parler depuis un moment et puisque la polémique revient sur le devant de la scène, c'est l'occasion à ne pas rater.

Il nous a fait rêver avec les dauphins, il nous a fait patiner dans les couloirs du métro, il nous a fait visiter New-York, il nous a emmener aux origines de la vie... Il, c'est Luc Besson.

Le "problème" avec Luc Besson, c'est qu'il fait partie de cette catégorie de personnes qui divisent les gens : soit on l'adore, soit on le déteste et chacun y va de ses réflexions et arguments pour essayer de justifier son choix à la partie adverse.
En tant qu'auteure de ce blog j'essaierais de présenter les choses de la façon la plus neutre possible, mais je me dois tout de même de vous prévenir que je me place dans le camp des "on l'adore" et c'est d'ailleurs pour ça que cet article m'importe beaucoup. Pas seulement vis à vis de Luc Besson lui-même, mais de tout ce que ça peut brasser autour.
Car Luc Besson ce n'est pas seulement Luc Besson. Il y a ceux qui aiment son travail mais pas l'homme derrière, ceux qui aiment l'homme mais n'apprécient pas forcément son travail, bref, c'est un vrai casse-tête chinois. Mais comme on ne peut pas toujours contenter tout le monde, j'ai fini par me dire que finalement, quoiqu'on fasse, il y aura toujours des chieurs pour chercher la petite bête et dénigrer ce qu'on fait ou ce qu'on est.

Luc Besson, c'est un peu la tête de turc de ces gens là. Et à bien y réfléchir, malheureusement, je crois que je ne pourrais pas rester neutre face à cette situation. Non. Je ne peux pas rester neutre face à ce que j'appellerais "la misère française de l'hypocrisie et de la jalousie". Car oui, je vous le dis sans détour, quand je vois ce genre de comportements je suis plus souvent honteuse d'être française que je n'en suis fière. J'avoue ne pas réussir à comprendre cette haine que certains lui portent. J'avoue ne pas réussir à comprendre que les gens ne puissent pas voir les choses telles qu'elles sont en réalité...
Oh non, bien-sûr, suis-je bête. En fait je le comprends très bien. Je le comprends parce que je côtoie tous les jours des gens qui se complaisent dans leur vie sans vouloir chercher plus loin et qui crachent sur ceux qui font ce qu'il faut pour réussir. Elle est là la réalité française. Cette jalousie constante et sous-jacente de ceux qui n'osent pas et n'oseront probablement jamais pendant que d'autres foncent. Et on leur en veut pour ça. On leur en veut de vivre cette vie que l'on ne fait que rêver sans essayer de la rendre réelle. On leur en veut pour leur réussite, pour leur argent, parce qu'ils sont partis dans un autre pays pour y arriver et qu'ils reviennent victorieux en nous ayant lâchement abandonnés.

Luc Besson représente tout ça. Il est parti aux Etats-Unis car la France ne lui permettait pas de réaliser ses rêves. Ou en tout cas pas de la façon dont lui voulait les voir se réaliser. Il a réussi à avancer comme il l'entendait. Et Ô, comble de l'histoire, il a même réussi à gagner de l'argent grâce à ça ! Non mais vous rendez-vous compte ? Quelle hérésie !
A l'heure où les français se plaignent du statut des Intermittents du spectacle et souhaitent qu'on revoit le système, on déteste autant ceux qui n'ont pas d'argent que ceux qui en ont.
Mais faudrait voir à vous réveiller un peu les gars. Et comme je suis super sympa, je vous fais même un petit topo rapide pour vous y aider :
Le mec s'en prend plein la gueule depuis des années pour tout un tas de raisons diverses et variées parfois plus connes les unes que les autres et pourtant, au lieu de se dire "Non mais de toute façon les français sont cons, je vais les laisser pourrir dans leur coin et faire ma vie", il revient en France et nous sort de terre La Cité du Cinéma pour essayer de rebooster le Cinéma Français que tout le monde descend plus bas que les racines des pissenlits depuis des années (et là dessus, personne ne me contredira...). Et il assume. Et on continue de lui en mettre plein les dents pendant que lui les serre pour faire vivre son truc parce que ça lui tient à cœur et qu'il voulait le faire depuis longtemps.
Et vous trouvez ça normal ? Moi ce que j'aurai trouvé normal c'est qu'il se casse pour de bon en nous laissant dans notre connerie. Ou plutôt VOTRE connerie. Parce que pour ma part, je le vis très bien et si j'avais été à sa place j'aurais probablement fait la même chose.
Mais visiblement il y a dû y avoir un soucis lors de ma conception puisqu'il semblerait que je ne sois pas foutue comme le français lambda. Et ça me va très bien. Même plus que très bien. La normalité m'agace, elle m'énerverait presque. Je n'en plus de ces conversations sans fin et vides de sens dans lesquelles les personnes qui se permettent de juger les décisions des autres sont celles, qui en règle générale, prendront rarement de réelles décisions pour leur propre vie tout en accusant le voisin de ne pas vouloir faire partie du troupeau. Moutons ? Gar(d)e à vous !

Si vous faites partie de ces moules brisés, je suis ravie que vous ayez lu ces quelques lignes. Si vous faites partie des autres, j'espère que j'aurai réussi à vous montrer la situation sous un nouvel angle et que même si vous n'êtes toujours pas convaincus, vous y réfléchirez un peu.


Passez une bonne nuit !

NB : J'ai volontairement décidé de ne pas parler des débats, plaintes et autres actions en justice qui plombent ce beau projet qu'est La Cité du Cinéma. Je n'en sais pas assez pour me faire un avis, et quand bien même ce serait le cas, ce n'est pas ce qui m'intéressait ici.

1 commentaire:

  1. Y'a rien à rajouter, je partage tout simplement la même vision et je me place aussi dans le clan des "on l'adore". vraiment tout y est dit et le simple fait de lire tout ça fait du bien dans le sens ou ENFIN quelqu'un qui en parle sérieusement et surtout qui a des choses à dire.

    Bisoux Gudubududule

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